Guillaume Grand partage son parcours musical

Publié le par chauve-stephane

Guillaume Grand partage son parcours musical

Février 2017: il y a tout juste deux ans , je retrouve Guillaume Grand dans une brasserie de Montparnasse. Ensemble, on évoque ses débuts, ses méthodes, son ressenti sur ses succès notamment son titre "Toi et Moi". Je vous propose de relire les meilleurs moments de cette rencontre...

Aujourd'hui Guillaume Grand continue les concerts. Si vous avez l'occasion un jour d'aller l'écouter, n'hésitez pas...

Alors tout d’abord, quel est ton premier souvenir musical ? Quelle est ta madeleine de Proust musicale ?

C’était pendant une kermesse à l’école. J’étais en CM2 et on avait chanté Santiano. C’est mon premier grand souvenir musical.


 

J’ai vu que tu n’avais commencé à écrire des chansons qu’à 20 ans. Tu jouais de la guitare depuis plusieurs années déjà. Tu n’en ressentais pas le besoin avant ?

J’ai commencé la guitare à 15 ans, en apprenant des accords mais je n’étais pas très appliqué. Je grattais de temps en temps ma guitare notamment quand des copains passaient. Puis après je me suis lancé dans les reprises vers 20 ans. J’apprenais des morceaux mais je ne chantais pas.

Tu n’as jamais pris de cours de musique ?

Non.

Comment fais-tu alors pour écrire ta musique ? Tu as appris par la suite ?

Oui, j’ai appris au fur et à mesure. Mais attention je ne suis pas un bon musicien. Je ne suis pas un guitariste : je m’accompagne à la guitare pour faire de la chanson française, de la ballade.

J’ai cru comprendre que tu voulais écrire tes chansons en anglais au départ mais personne n’en voulait.

Oui c’est vrai mais au début je n’avais pas de projet musical précis. C’était assez vague. Je faisais de la musique uniquement parce que ça me faisait plaisir.

Du coup tu en as proposé trois en français dont la célèbre « toi et moi » et ça a plu.

A l’époque ça a pris. Personne ne voulait d’un album en anglais. Je ne me suis pas posé de questions.

Comment fais tu pour écrire une chanson ?

Mon point de départ est toujours la mélodie. Je répète une suite d’accords et après selon l’ambiance dégagée par la musique, je trouve des mots, puis une phrase et enfin une série de phrases. Parfois c’est très rapide mais ça peut aussi être très long.

Comment se relève-t-on d’un succès comme « Toi et moi » issu de l’album « L’amour est laid » vendu à 100 000 exemplaires ? As –tu ressenti le besoin de te retrouver ?

Comme on est parti en tournée durant un an et demi jusqu’en mars 2013, je n’ai pas écrit beaucoup. C’était très difficile de créer car il y avait beaucoup de choses à gérer : les radios, la tournée… Tout était nouveau pour moi. Je n’avais pas le temps de me poser et réfléchir, j’étais un peu dans un état second. La tournée s’est arrêtée en mars, j’ai dû commencer à écrire en juin. J’avais sûrement besoin de ce temps mais ce n’était pas conscient.

Justement quand tu écris une chanson qu’est-ce qui t’inspire ?

Je prends tout et je me nourris de tout. Ca dépend beaucoup de ce que je vis. L’idée peut partir d’une rencontre avec une personne mais les mots traduisent vraiment mon ressenti dans une situation précise. Par contre, les lieux ne m’inspirent pas trop. Mon domaine c’est vraiment l’humain.

Pour terminer j’ai une image de toi qui m’a marqué. Tu te trouvais avec Aubert, Cali, Kolinka, Raphael et Mademoiselle K au milieu du public pour le concert des Aventuriers d’un autre monde… Quelle expérience ! Peux-tu nous expliquer comment tu t’es retrouvé à chanter avec eux?

Le concept est simple : il y a d’abord une base solide (Jean-Louis, Kolinka, Cali et Raphael) complétée par de jeunes artistes. A l’époque de « Toi et moi », j’étais assez proche de Raphael et j’ai rencontré Jean Marc Besson qui m’a proposé de venir. C’est juste génial. J’en ai fait deux pour l’instant. J’adore !

 

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